Notre philosophie

Beau, bien, bon.

Il nous semblait important de consacrer une page aux créateurs que nous ne choisissons pas par hasard. Ces acteurs qui partagent notre vision du monde, qui conjuguent mode, design et éthique.

Des matériaux
respectueux des hommes
et de la planète

Parmi nos critères de sélection, la qualité des produits. Particulièrement vigilants aux matières utilisées pour les plus petits, nous appliquons la même exigence au choix du mobilier, de la mode femme, enfant et des articles de décoration pour toute la famille

Usines respectueuses et coton bio

Le coton est une matière incontournable dans la confection. Lorsqu’elle est produite de façon bio et raisonnée, la petite boule duveteuse devient encore plus intéressante puisqu’elle fait d’une pierre trois coups, en respectant la planète, le consommateur et le cultivateur. Deux acteurs historiques nous confient ce qui les a poussés à utiliser du coton bio dès la fin des années 90.

Fons Cohen, fondateur de Imps & Elfs,
explique son déclic. 

« Dans une vie précédente, je produisais des vêtements pour enfants pour de grands magasins, le tout à bas prix et dans de mauvaises conditions. Las de ce système, j’ai monté ma marque en 1997 avec l’envie d’avoir une production respectueuse de la nature et des hommes. En 2004, avec ma partenaire Jacqueline Streng, nous avons découvert l’initiative Made-By, une organisation à but non lucratif qui voulait changer les mauvaises habitudes de l’industrie de la mode. Nous sommes la première marque à les avoir rejoints. Ils nous ont beaucoup appris. Par la suite, nous nous sommes tournés vers le label GOTS pour obtenir la certification de nos vêtements en coton bio. »

MEREL VERBRUGGE, CO-FONDATRICE DE KIDSCASE, RECHERCHAIT AVANT TOUT UNE PRODUCTION ÉTHIQUE.

« Au départ, je voulais me concentrer sur une production respectueuse avec des conditions de travail dignes, des salaires décents et surtout, pas de travail des enfants. Nous avons d’abord agi sur le côté éthique, puis nous sommes passés à l’aspect environnemental. À l’époque, en 2000, le consommateur était plus sensible au coton bio qu’aux conditions sociales ou à la production. Les parents avaient conscience que les produits chimiques étaient nocifs pour leurs bébés, mais ça s’arrêtait là. Heureusement, les mentalités évoluent. Aujourd’hui, le consommateur veut de la transparence. » Kidscase passe rapidement à une production en coton bio certifié GOTS, « un label qui garantit au moins 70 % de coton bio dans le produit fini ». La marque va désormais jusqu’à 100 % et agit sur le plan social. « Nous redonnons tous nos vieux stocks à une association néerlandaise qui aide les orphelins du sida en Afrique du Sud.
C’est un petit geste qui fait du bien. »

La mode vegan
de Stella McCartney

Véritable activiste, Stella McCartney a choisi de défendre la mode bio et vegan en faisant rimer technologie avec durabilité. Pas de fourrure ni de soie, mais un sourcing ultra-sélectif de coton bio, laine et cachemire, de la viscose issue de forêts éco-gérées et de la recherche pour créer de nouvelles matières respectueuses de la planète et de l’environnement. Elle remet au goût du jour le « Clevercare » et distille ses conseils afin de conserver le plus longtemps possible ses vêtements. Recoudre un bouton, laver à bonne température... Un peu de bon sens suffit pour que certaines pièces durent toute la vie. L’objectif ? Réduire sa consommation et donc son impact sur la planète. Le combat de la créatrice british ne s’arrête pas à l’environnement. Récemment, ses campagnes publicitaires montraient un enfant atteint de trisomie 21, un nouveau pas pour témoigner que seuls les vêtements ont des étiquettes.

Tannage végétal,
caoutchouc naturel
et transparence

Côté cuir, les marques aussi se bougent.
En enfant comme en femme,
le tannage devient majoritairement végétal.

Exit les finitions chrome ultra-polluantes et nocives pour les clients ou les fabricants. Chez Easy Peasy, les bébés peuvent porter, aux pieds comme à la bouche, leurs chaussons en tannage végétal assemblés à la colle à l’eau. Même combat chez Léo et Violette. Ce créateur parisien de sacs à main est fier de présenter ses partenaires en Italie ou en Tunisie. Au-delà des matières bio, c’est un cercle vertueux qui s’amorce.

Qui dit matière bio, dit fabrication consciencieuse, conditions de travail dignes et encore plus de transparence pour le consommateur.

La transparence, c’est tout le combat de la marque de baskets Veja (« regarde » en portugais), lancée en 2004 par Sébastien Kopp et François-Ghislain Morillion. « On a choisi de créer des baskets, parce que c’est un produit symbolique de notre génération et de notre époque. C’est aussi un produit qui cristallise les enjeux de la mondialisation par sa production, sa diffusion et son usage. » Veja décide de supprimer la publicité de sa stratégie pour réduire ses coûts.
« En renonçant à la publicité, on peut créer des baskets cinq fois plus chères à fabriquer, tout en les proposant au même prix que les grandes marques. » Cet argent est réinvesti dans le sourcing des matières premières issues du commerce équitable, une production respectueuse de l’environnement, la recherche technologique et dans une meilleure rémunération des partenaires. La marque de baskets traite directement avec ses producteurs de caoutchouc sauvage d’Amazonie et de coton bio, eux-mêmes accompagnés par des ONG qui assurent un soutien technique à la fabrication de coton bio et équitable. Les modèles en cuir sont tannés de façon végétale ou en low chrome. La marque développe actuellement de nouveaux tissus issus de matériaux recyclés, comme le B-mesh, créé en 2014. Mais l’engagement ne s’arrête pas là. Une fois fabriquées au Brésil, les baskets continuent leur voyage en France dans une usine d’insertion, partenaire logistique de Veja. L’entreprise travaille avec des banques qui n’ont pas de paradis fiscaux et, surtout, reconnaît ses limites, qu’elle ne cherche pas à cacher, mais au contraire à améliorer. Ainsi, entre 2015 et 2017, faute d’une production de coton suffisante due à une grave sécheresse, Veja a utilisé du coton recyclé. La certification Fairtrade, jugée trop coûteuse et pas forcément justifiée par rapport à sa philosophie, a été abandonnée. La marque cherche encore un moyen de recycler ses baskets et assume son choix de ne pas utiliser de teintures naturelles, pour conserver le niveau de qualité souhaité.

Éthique et engagement social

Produire bio, s’engager socialement
et privilégier une production éthique.

Tara, alias Poupy, fondatrice de la marque Numero 74, nous raconte son déclic. « Ma prise de conscience ne vient pas du fait que le coton bio est bon pour la santé. Elle est liée à la catastrophe actuelle en Inde et au Sri Lanka, principaux pays producteurs de coton, où l’on dénombre déjà plus de 200 000 cas de suicide parmi les agriculteurs depuis l’an 2000. À cause du système de production, les sols s’appauvrissent. Ces fermiers ne s’en sortent pas, entre le rendement de plus en plus faible, le prix des machines à rembourser, les semences nocives vendues par Monsanto... » L’évidence lui saute aux yeux. 

La solution, c’est d’acheter son coton à des
coopératives bio, qui soutiennent
les agriculteurs au lieu de les affaiblir.
Son autre bataille, c’est la place de la femme
dans la société. Elle choisit de faire produire
ses créations en Thaïlande,
par une communauté d’artisanes.
 

« Ça n’a pas été facile. La Thaïlande n’est pas connue pour sa fabrication à bas prix... Tout le monde nous disait d’aller au Bangladesh, mais je voulais poursuivre l’aventure avec mon associé d’origine. Je n’ai pas créé Numero 74 pour produire, mais pour faire ce que j’aime. Nous avons aussi dû faire face à des difficultés techniques, car nous travaillons sur de vieux métiers à tisser. » Tara doit sans cesse trouver l’équilibre entre politique commerciale audacieuse et challenges de productivité, en refusant certains compromis. 

« Nous sommes dans l’artisanat. Dès qu’on commence à augmenter les volumes de production, c’est trop compliqué.
Une fois de plus, mon objectif n’est pas de produire en masse. »

Limiter sa production oui, mais pas ses projets ! Après avoir passé sa production en coton bio et apporté son soutien à toute la communauté de femmes qui créent pour Numero 74, Tara travaille sur un projet qui lui tient particulièrement à cœur. Un village de 20 hectares qui réunirait une fondation pour jeunes Thaïlandais en difficulté et un lieu de vie touristique, où chacun serait invité à exprimer sa créativité et à trouver un équilibre personnel. « Ce serait comme une plateforme d’échange autour de la communication. Chacun pourrait venir faire de la céramique, de l’agriculture, des activités liées au bien-être, pour se ressourcer au milieu de la nature. » Le rêve est en passe de devenir réalité puisqu’il a reçu le soutien de l’université d’architecture de Bangkok. « Ce projet devrait prendre cinq ans pour être finalisé, mais il existera dès le départ avec des chantiers participatifs. Le village grandira au fur et à mesure. » En 2019, Numero 74 fêtera ses 10 ans et prendra une nouvelle direction. « Selon moi, la créativité est la clé de l’existence. La part créative est très restreinte dans l’acte de consommation, quand un client achète un produit. » Elle présentera donc bientôt une nouvelle ligne d’articles à faire soi-même, « afin de ne plus être un simple consommateur final, mais un créateur. »

Alternatives au plastique
et mobilier durable

Le plastique n’est pas toujours fantastique
et les matières naturelles ont souvent
notre préférence : céramique, verre,
Bois, laine bouillie ou papier
(surtout pour les pailles !) sont à trouver
chez bon nombre de nos créateurs.

Les marques Zuperzozial et Ekobo utilisent du bambou ou du liège. Leurs produits sont biodégradables. Quant à la porcelaine, c’est une matière naturelle très solide qui peut être chauffée. Par ailleurs, tous les produits bébé répondent à des règles drastiques qui interdisent BPA et phtalates. Autre domaine dans lequel nous essayons d’être le plus vigilant possible, les jouets. Les bébés mordillent tout ce qu’ils trouvent, et les enfants aussi doivent pouvoir manipuler leurs jouets en toute sérénité. Parmi notre bataillon de créateurs, nous privilégions les hochets Tikiri, Hevea et Oli & Carol, qui utilisent du caoutchouc naturel. Chez Nofred ou Plan Toys (entre autres), les peintures sont non toxiques, les encres à base d’eau. Côté mobilier, nous aimons les créateurs différents qui produisent des objets évolutifs, comme Kutikai, et issus de forêts éco- gérées, à l’instar d’Œuf NYC. Car la marque franco-américaine s’engage en mode comme en design. ​La preuve avec sa devise, « Be good ».

Être bon pour l’environnement, les producteurs et le consommateur final. À l’origine d’Œuf NYC, l’envie des fondateurs, Michael et Sophie, d’avoir du mobilier différent pour la naissance de leur fille en 2002. Ils fabriquent eux-mêmes tous les éléments de sa future chambre avec des prototypes de lits, un berceau, un tapis... Le couple expose ses créations à un salon du design à New York, et les commandes explosent. 

Il faut rapidement chercher des prestataires et dès le départ, la famille se tourne vers la production éthique. Depuis, la marque a bien grandi mais pas changé. Toujours du bon et surtout des matières premières sourcées pour leur qualité et leur éthique. 

« Se lancer dans le bio il y a 15 ans n’était pas lié à un effet de mode ou à un argument marketing. Pour nous, c’était du bon sens », raconte Sophie. 

« J’ai grandi avec la notion de qualité
et non de quantité.
Je suis persuadée qu’on choisit
avec son porte-monnaie »

La collection de maille apparaît suite à une rencontre. Elle a pour fil conducteur l’humour et l’humilité. Les pièces sont tricotées à la main par des coopératives labélisées Fairtrade, en Bolivie pour l’alpaga et au Pérou pour le coton pima bio, certifié GOTS. Aujourd’hui, Sophie travaille avec 400 tricoteuses. Niveau mobilier, direction la Lettonie et ses forêts éco-gérées, où Michael prend le relais pour suivre production et certification. Ce pays a le double avantage de répondre aux normes européennes et de garantir de bonnes conditions de travail. Œuf NYC sélectionne les forêts qui ont une démarche globale. La sciure obtenue suite à la découpe du bois est recyclée en briquettes qui alimentent les usines pendant l’hiver. En plus d’une production bio et équitable, la marque utilise des encres à base d’eau et des emballages recyclés, et apporte discrètement son soutien à diverses associations. « Je travaille au coup de cœur et j’essaie de donner du travail à des personnes qui en ont besoin. Notre prochain projet serait de monter un atelier en Afghanistan pour soutenir des veuves de guerre. »

Slow production et transmission

Au-delà des matériaux respectueux et de l’engagement, c’est tout le système de slow production que nous défendons.

L’idée d’un produit fait à la main avec passion, en série volontairement limitée, qui va durer dans le temps et pouvoir se transmettre d’un enfant à l’autre, d’une génération à l’autre.
Loin du système de mass production, des artistes telles que Tamar Mogendorff, Sahar Wahbeh ou Zoé Rumeau imaginent des pièces faites à la main, avec de l’amour et du temps.

Chaque objet est donc une édition originale... ce qui signifie que ces produits ne sont pas toujours disponibles immédiatement sur notre site ! On pense aussi aux créateurs parisiens Rive Droite, qui façonnent des pochettes à partir de tissu recyclé et ne peuvent donc pas produire en masse. Pareil pour Mum and Dad Factory, un créateur français de mobilier pour la famille, qui produit volontairement en petites quantités pour se concentrer sur l’essentiel : des matériaux durables, de qualité. « Cette fabrication artisanale a évidemment un impact sur les commandes de nos clients. Il faut parfois attendre plusieurs semaines pour qu’un produit soit à nouveau disponible. L’artisanat, les pièces uniques ou limitées font partie de nos valeurs », nous explique Cécile Roederer. 

« C’est aussi ça, la philosophie Smallable : mêler petits artisans confidentiels et créateurs emblématiques pour avoir un vestiaire durable et transmissible. Je crois beaucoup en cette notion de qualité supérieure qui permet de conserver longtemps les vêtements et les objets qu’on aime. »

ET LA BEAUTÉ ?

Smallable s’ouvre aussi à l’univers de la beauté et propose des marques qui favorisent les ingrédients d’origine naturelle ou bio : Minois, Enfance Paris, Nailmatic, Tangent GC, Be Soap my Friend, Bloom and Blossom, Soapwalla, Dr Bronner’s, Enamour, Z&MA, Pai Skincare, Linea Mamma Baby, Honest Skincare, Alma Babycare...