une sélection pointue
de vêtements enfant

Référence dans la mode enfant, Smallable vous propose une sélection unique de vêtements enfant, chaussures et accessoires. Nos acheteurs ont sélectionné pour vous les marques incontournables et les créateurs les plus pointus. Chaque saison, retrouvez chez Smallable les nouvelles collections Bonton, Bobo Choses, Mini Rodini ou the Animals Observatory mais aussi les collections enfant des grands noms de la mode comme Paul Smith junior, Burberry enfant ou Stella McCartney Kids. Côté chaussures pour enfant, Smallable a sélectionné entre autres pour vous les incontournables Pom d’Api, les très chics Pépé Children Shoes ou les très british Start Rite. La crème de la mode pour enfant est chez Smallable.

interview croisée 
Pierre-Olivier Jacque & Stéphane Poncelet 

Depuis la première layette Petit Bateau, la mode enfant a bien évolué. En 8 ans d’existence, Smallable est passé d’une poignée de créateurs à plus de 450 créateurs. Ces marques enfant rivalisent d’inventivité et balayent tous les styles pour correspondre aux nouvelles familles. Nous avons demandé à deux agents incontournables de la mode enfant de nous expliquer leur métier et de nous donner leur vision du marché et de ses évolutions. Rendez-vous avec deux grands enfants et deux passionnés de mode : Stéphane Poncelet et Pierre-Olivier Jacque.

QUEL EST VOTRE PARCOURS ?

POJ - Une école de commerce, puis 7 ans chez Ikea dans divers jobs dont 3 ans comme directeur commercial en Belgique. Ensuite, 3 ans avec une première expérience dans la mode adulte, où je me suis occupé sur l’Europe d’une marque américaine sous licence. Enfin en 2004, la création de mon agence commerciale.
SP - Jai travaillé en tant que commercial dans toute la France chez Pom d’Api puis chez Aster, où je suis devenu Responsable Export en 1995. Dans cette fonction, j’ai étendu et affiné mes connaissances de la mode enfant hors de l’hexagone et j’ai consolidé les relations en Europe. 

QUAND ET COMMENT ÊTES-VOUS TOMBÉ DANS LA MODE ENFANT ? 

POJ - C’est en vivant et travaillant en Belgique à la fin des années 90, que je me suis rendu compte combien dans ce pays la mode enfant était créative et dynamique. J’y ai trouvé du plaisir à habiller mes deux fils ainés alors très jeunes. En rentrant en France, je me suis dit que ce serait un bon projet que d’implanter en France la mode enfantine Belge.
SP - J’ai toujours baigné dans le milieu de la mode enfantine, car mes parents avaient une boutique de chaussures pour enfants à Toulouse. J’aime la mode, mais aussi l’art et le design et j’ai toujours eu une sensibilité produit. 

COMMENT DÉFINIRIEZ-VOUS VOTRE MÉTIER ?

POJ - Il a beaucoup évolué ces dix dernières années. Il y a beaucoup de marques et peu de boutiques. Nous faisons donc un travail de dénicheur puis d’incubateur, en apportant des nouvelles marques auxquelles nous croyons. Nous essayons en fait d’amener aux boutiques l’offre parfaite selon notre idée du marché. Nous sommes un relais entre des marques indépendantes que nous rassemblons dans notre agence et des boutiques indépendantes.
SP - Nous vendons dans le monde entier les chaussures et les vêtements pour enfants des différents créateurs que nous sélectionnons. Nous les accompagnons également par un vrai travail de conseil : nous orientons les collections et proposons de nouvelles idées pour les mettre en valeur.

QUELLE EST VOTRE VISION DE LA MODE ENFANT ?

POJ - La mode enfant est devenue un secteur de niche car pour beaucoup de consommateur le vêtement enfant est un achat utilitaire. Heureusement, il reste une partie des mamans et parfois des papas qui aiment habiller leurs enfants et qui prennent du temps pour le faire. Nous sommes donc dans un monde de connaisseurs ! Ils cherchent, s’éduquent, choisissent.
SP - La mode enfant s’inscrit de plus en plus dans l’univers global de l’enfant : aux voyages, aux sorties, à la famille, à l’art de vivre. Les créateurs de marques avec lesquels nous travaillons suivent parfaitement cette tendance et fabriquent des produits adaptés à un quotidien proche de celui des adultes. Les vêtements et les chaussures allient confort, solidité, look...

QUI SONT VOS CLIENTS ?

POJ - Les boutiques indépendantes spécialisées dans la mode enfantine françaises et parfois étrangères. Les grands magasins Français ou étranger. Les sites web leaders.
SP - Ce sont des boutiques indépendantes, des grands magasins et des sites internet.

QU'EST-CE QUI VOUS PLAIT DANS CET UNIVERS ?

POJ - C’est justement ce phénomène de niche. Comme la mode enfantine est devenue un secteur de connaisseurs, elle permet d’amener de la valeur ajoutée. D’un coté, il y a le consommateur utilitaire, mais de l’autre on retrouve des comportements plutôt inspirés par le secteur du luxe.
SP - L’univers de l’enfant est plus complexe que celui des adultes et m’interpelle davantage. Je m’explique : les parents influent sur le choix de leurs enfants, mais ceux-ci adhèrent ou rejettent spontanément un produit. Il n’y a pas de filtre. Leur réaction est spontanée et davantage guidée par leur sensibilité ou leurs émotions, que par une réflexion subjective qui peut tronquer la réalité d’un produit. L’adulte peut aimer d’emblée une marque mais changer d’avis après réflexion ou sous influence. 

COMMENT LA MODE ENFANT A-T-ELLE ÉVOLUÉE CES DERNIÈ​RES ANNÉES ?

POJ - Elle s’est assagie et s’est plutôt concentrée sur des produits iconiques que tout le monde peut identifier. Elle s’est aussi concentrée sur la tranche d’âge des ados et pre-ados. Leurs codes vestimentaires sont plus forts.
SP - Jusqu’au début des années 2000, les marques françaises régnaient en maîtres sur l’hexagone comme Aster, Mod 8, Kickers pour la chaussure enfant ou Catimini et IKKS pour le vêtement enfant. Peu à peu, les labels créateurs ont concurrencé le marché. Des produits novateurs et originaux, plus proches du produit que du pur marketing se sont imposés et, ont une place incontestable aujourd’hui dans la mode enfant

COMMENT VOYEZ-VOUS L'AVENIR DE LA MODE ENFANT ?

POJ - Un marché étroit de connaisseurs, exigeants, curieux. Une dimension mondiale plutôt que nationale. Définitivement un marché de niche.
SP - Une tendance se confirme d’année en année : les labels créateurs vont supplanter les grandes marques traditionnelles. La mode enfant va aussi complètement s’inscrire dans un marché mondial, ce qui confortera la place des sites internet. 

BEAUCOUP DE MARQUES SE LANCENT, MAIS N'ARRIVENT PAS FORCÉMENT À DURER, QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS DANS CE DOMAINE ?

POJ - Les marques enfant qui se lancent sont quasiment tout le temps dans le segment du petit âge : 0-8 ans.  Or c’est dans ce segment que se trouve toute la concurrence des chaines d’habillement enfant... Peu de chance donc de trouver sa place.
SP - La mode enfant, comme le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, évolue rapidement. Pour survivre, les créateurs doivent sans cesse se remettre en question et s’adapter à un environnement qui bouge. Il faut être curieux, se déplacer, regarder, écouter et même anticiper les tendances. Les marques enfant qui se concentrent uniquement au marché français et qui ne s’intéressent qu’au présent et à l’instant T disparaissent rapidement. La concurrence est rude et mondiale.

AVEZ-VOUS DES CONSEILS OU DES SECRETS POUR RÉ​USSIR EN TANT QUE CRÉATEUR DE MODE ENFANT ?

POJ - Je pense qu’il ne faut pas regarder comment on habille nos enfants, mais plutôt comment sont les enfants à la sortie des collèges. Il faut donc décrypter leurs codes et voir comment se construisent leurs armoires ! C’est de la sociologie créative !
SP - Regardez le monde qui vous entoure et écoutez les autres ! Voyagez car le voyage est une source d’inspiration intarissable. Et surtout, allez jusqu’au bout de vos rêves et ne vous laissez pas influencer par les sempiternelles phrases comme « c’est trop cher », « cela ne se fait plus »...

Y A-T-IL ENCORE DE LA PLACE POUR DE NOUVELLES MARQUES ?

POJ - Oui bien sûr. Nous venons nous même dans l’agence de présenter une marque ado pour l’hiver 2016 qui a rencontré un succès dès la première saison. Elle s’appelle «Les Coyotes de Paris» mais vient en fait d’Amsterdam. Le produit est juste, il est très construit et répond parfaitement aux codes des ados.
SP - Il y a toujours de la place pour de nouveaux produits et de bonnes idées ! Fermer le marché reviendrait à anéantir la réflexion et l’imagination collectives. Ce serait un désastre !

AVEZ-VOUS UN MESSAGE À FAIRE PASSER AUX CONSOMMATEURS ?

POJ - Qu’ils restent curieux et plein d’intérêt pour la mode enfant. Un monde ou les boutiques ne vendraient plus que des vêtements utilitaires serait triste. Et quand on est loin géographiquement d’une boutique où on peut trouver son bonheur, il reste la boutique en ligne Smallable qui est le meilleur représentant de la mode enfantine dans le monde. En tant qu’européens, nous sommes chanceux, car c’est un site français !
SP - La mode enfant est vaste, vous avez un choix énorme ! Ne vous focalisez pas sur une seule marque. Aidez votre enfant à affiner son propre goût en lui proposant plusieurs styles et des nouveaux produits.